Le matin et le pain : trois classiques de boulangerie

1. Croissant et pain au chocolat. Deux viennoiseries en pâte feuilletée levée, faites avec beaucoup de beurre ; le pain au chocolat contient deux barres de chocolat. Mangez-les le matin, sorties du four, à la boulangerie ou avec un café au comptoir. Comptez environ 1,30 à 1,80 € pièce dans une bonne boulangerie, selon notre guide des meilleures boulangeries de Paris. Pur beurre : le feuilletage doit être visible et la croûte légèrement brillante.
2. Baguette tradition. La baguette « tradition » est le pain classique : farine, eau, sel et levain ou levure, sans additif ni congélation, avec une croûte qui craque et une mie irrégulière. Son prix moyen en France est de 1,25 € (voir notre guide Combien coûte vraiment Paris), un peu plus dans les quartiers aisés. Achetez-la à la boulangerie, tiède si possible, et mangez-la dans la journée.
3. Jambon-beurre. Une demi-baguette fraîche, du beurre et du jambon blanc : rien d'autre, et c'est l'un des sandwichs les plus vendus de France. C'est le déjeuner rapide parisien par excellence, à emporter d'une boulangerie ou d'un café pour un pique-nique au bord de la Seine. Il en existe des versions au comté, aux cornichons ou au jambon de qualité supérieure, en général un peu plus chères.
Bistrots et brasseries : les classiques à l'assiette

Le bistrot propose une courte carte à l'ardoise, souvent de cuisine familiale ; la brasserie, plus grande, sert une carte plus longue, en général sans interruption entre midi et le soir. Pour éviter les pièges, lisez notre guide des pièges à touristes dans les restaurants.
4. Croque-monsieur. Deux tranches de pain de mie, du jambon et du fromage râpé gratinés au four ; avec un œuf au plat dessus, il devient croque-madame. On le trouve dès le début du XXe siècle dans les cafés parisiens, et on le commande encore aujourd'hui au café ou à la brasserie, avec une salade verte.
5. Soupe à l'oignon. Oignons longuement caramélisés dans un bouillon, couverts d'un croûton et de fromage gratiné. C'est un plat d'hiver, associé à la nuit et au quartier des anciennes Halles, que l'on mange en brasserie ou dans un bistrot traditionnel. Elle est souvent faite avec un bouillon de bœuf, ce qui compte pour les végétariens (voir plus bas).
6. Steak-frites. Une pièce de bœuf grillée (bavette, entrecôte ou faux-filet) servie avec des frites, parfois avec une sauce au poivre ou au beurre maître d'hôtel. La cuisson se demande ainsi : bleu, saignant, à point ou bien cuit. C'est le plat le plus courant des bistrots et brasseries ; le Bouillon Chartier, ouvert en 1896 au 7 rue du Faubourg-Montmartre (75009), est un restaurant historique de cuisine bistrotière traditionnelle.
7. Escargots de Bourgogne. Des escargots cuits au four dans leur coquille, avec du beurre persillé à l'ail, servis par six ou par douze en entrée. On les mange avec une pince et une petite fourchette, et on trempe du pain dans le beurre. Ils sont proposés dans les bistrots et brasseries traditionnels.
8. Cuisses de grenouille. Les cuisses sont poêlées au beurre, à l'ail et au persil, et leur chair blanche rappelle le poulet. Ce plat ancien se fait plus rare : on le trouve surtout dans quelques bistrots et brasseries traditionnels, souvent en entrée.
9. Bœuf bourguignon. Du bœuf mijoté plusieurs heures dans du vin rouge de Bourgogne avec des lardons, des oignons, des carottes et des champignons. C'est un plat d'automne et d'hiver, servi avec des pommes de terre ou des pâtes fraîches dans les bistrots de cuisine familiale. Le lard fait de ce plat un choix à éviter pour qui ne mange pas de porc.
10. Confit de canard. Une cuisse de canard cuite lentement dans sa propre graisse puis rôtie pour que la peau soit croustillante. Cette spécialité du Sud-Ouest est très courante à Paris, servie avec des pommes de terre sautées à l'ail (pommes sarladaises) ou une salade. On la mange au bistrot, souvent dans le menu du jour.
11. Tartare de bœuf. Du bœuf cru haché au couteau, assaisonné d'échalote, de câpres, de cornichons, d'un jaune d'œuf, de moutarde et de sauce Worcestershire. Il est servi avec des frites et une salade. Demandez-le « préparé » (déjà assaisonné) ou « à assaisonner vous-même » pour doser le piment.
12. Moules-frites. Des moules cuites à la marinière (vin blanc, échalote, persil) ou à la crème, servies dans une marmite avec des frites. Le plat est surtout associé au Nord et à la Belgique, mais il fait partie des classiques des brasseries parisiennes, plus souvent proposé en automne et en hiver.
Fromage et huîtres : deux plaisirs à la française

13. Plateau de fromages. Le fromage se mange à la fin du repas, avant le dessert : camembert, brie de Meaux, comté, roquefort, chèvre. Au restaurant, le plateau se commande après le plat ; pour goûter sans vous presser, allez dans une fromagerie de quartier, où le fromager vous conseille et découpe de petites portions, ou sur un marché.
14. Huîtres. Des huîtres crues, servies sur de la glace avec du citron, du vinaigre à l'échalote et du pain de seigle beurré. Leur taille va du numéro 0 (la plus grosse) au numéro 5 (la plus petite) ; elles se mangent de préférence de l'automne au printemps. Choisissez un écailler ou une brasserie qui en fait sa spécialité, ou un étal de marché.
Crêpes, galettes et falafel : la cuisine de rue
15. Crêpes et galettes. La galette est une crêpe de blé noir salée (jambon, œuf, fromage), la crêpe, de froment, est sucrée (beurre-sucre, chocolat, Grand Marnier). Elles viennent de Bretagne et se boivent avec du cidre brut ; Paris en compte beaucoup, notamment autour de la gare Montparnasse (rue du Montparnasse), où est arrivée l'immigration bretonne. Allez en crêperie pour un repas assis, ou au stand de rue pour une crêpe à emporter.

16. Falafel du Marais. Des boulettes de pois chiches frites, servies dans un pain pita avec de la salade, des crudités, de l'aubergine frite et de la sauce tahini. La rue des Rosiers (75004), dans le Marais, en est l'adresse classique, avec par exemple L'As du Fallafel au numéro 34. Beaucoup de commerces de la rue ferment le samedi (shabbat), et il faut prévoir de l'attente aux heures de repas. Lisez notre guide complet du Marais.
Pâtisseries et desserts
17. Macarons. Deux coques à base d'amande, légèrement croquantes dehors et moelleuses dedans, garnies de ganache, de crème ou de confiture. Ladurée (rue Royale) et Pierre Hermé sont les maisons les plus connues ; une pâtisserie de quartier en propose aussi. Mangez-les dans les jours qui suivent l'achat.
18. Éclair. Un chou allongé rempli de crème pâtissière (café, chocolat, vanille, pistache) et glacé au fondant. Les pâtisseries parisiennes en vendent de classiques et de très créatifs. À manger à la main, au café ou au parc.
19. Paris-Brest. Une couronne de pâte à choux garnie de crème mousseline au praliné et saupoudrée d'amandes effilées. Sa forme de roue rappelle la course cycliste Paris-Brest-Paris : le dessert a été créé en 1910 par le pâtissier Louis Durand, à Maisons-Laffitte, pour cette course. On le trouve dans toutes les bonnes pâtisseries, entier ou en part individuelle.
20. Mille-feuille. Trois couches de pâte feuilletée croustillante superposées avec de la crème pâtissière et glacées au fondant, rayé de chocolat. Il se mange à la pâtisserie ou dans un salon de thé, de préférence le jour même, car le feuilletage ramollit.
21. Crème brûlée. Une crème à la vanille cuite au four, recouverte d'une fine couche de sucre caramélisée au chalumeau que l'on casse avec la cuillère. C'est un dessert classique des bistrots et des brasseries.
22. Île flottante. Un blanc d'œuf battu en neige et poché flotte sur de la crème anglaise, avec du caramel et parfois des amandes. C'est un dessert familial, léger, que l'on trouve sur la carte de bistrots traditionnels.
23. Tarte Tatin. Une tarte aux pommes caramélisées au beurre et au sucre, cuite à l'envers puis retournée, servie tiède avec de la crème fraîche. Elle porte le nom des sœurs Tatin, qui tenaient un hôtel à Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher) à la fin du XIXe siècle. Elle figure sur la carte de nombreux bistrots.
24. Chocolat chaud. À Paris, il se prépare avec du vrai chocolat fondu, épais, souvent servi avec un pot de crème chantilly. Les salons de thé historiques de la rue de Rivoli, comme Angelina (au numéro 226), sont célèbres pour le leur. Pour aller plus loin sur le chocolat, voyez le musée du chocolat et le Salon du Chocolat.
L'apéro
25. Kir, pastis et vin. L'apéritif se prend en fin de journée, souvent avec des olives ou des cacahuètes. Le kir mêle du vin blanc (traditionnellement un aligoté de Bourgogne) et un peu de crème de cassis ; avec du champagne, c'est un kir royal. Le pastis est une boisson anisée à allonger avec cinq fois son volume d'eau fraîche, venue du Sud ; le vin se commande au verre, à la carafe ou « au ballon ». On l'enchaîne volontiers à la terrasse d'un café ; voyez les meilleurs cafés de Paris.
Récapitulatif : que manger, où et quand
| Plat | Lieu | Moment |
|---|---|---|
| Croissant, pain au chocolat, baguette, jambon-beurre | Boulangerie | Matin, déjeuner |
| Croque-monsieur, soupe à l'oignon, steak-frites, tartare | Café, bistrot, brasserie | Déjeuner, dîner |
| Escargots, cuisses de grenouille, bœuf bourguignon, confit de canard | Bistrot traditionnel | Déjeuner, dîner |
| Moules-frites, huîtres | Brasserie, écailler | Déjeuner, dîner |
| Plateau de fromages | Fromagerie, marché, restaurant | Fin de repas |
| Crêpes et galettes | Crêperie, stand de rue | Déjeuner, goûter |
| Falafel | Rue des Rosiers, Marais | Déjeuner |
| Macarons, éclair, Paris-Brest, mille-feuille | Pâtisserie, salon de thé | Goûter, dessert |
| Crème brûlée, île flottante, tarte Tatin | Bistrot, brasserie | Dessert |
| Chocolat chaud | Salon de thé, café | Goûter |
| Kir, pastis, vin | Terrasse de café, bar | Fin de journée |
Tarifs constatés en octobre 2026 : seuls les prix des viennoiseries et de la baguette ont été vérifiés, les cartes variant beaucoup d'un restaurant à l'autre.
Comment commander : menu du jour, formule et horaires
Beaucoup de restaurants affichent à midi un menu du jour ou une formule : une entrée et un plat, ou un plat et un dessert, parfois les trois, à prix fixe et plus bas que la carte, avec un choix limité écrit sur l'ardoise. C'est la façon la plus économique de manger un plat traditionnel. L'addition n'arrive pas toute seule : demandez-la en disant « l'addition, s'il vous plaît ».
- Horaires. Le déjeuner se sert en général de 12 h à 14 h 30 et le dîner à partir de 19 h ou 19 h 30 jusque vers 22 h. De nombreux bistrots ferment leur cuisine entre les deux services ; les brasseries et cafés de grands axes servent souvent en continu.
- Réserver. Réservez le soir, surtout le week-end, et dans les petits bistrots.
- Eau et pain. Une carafe d'eau du robinet est gratuite avec un repas : demandez « une carafe d'eau ». Le pain est offert à table.
- Le café. On le commande après le dessert, pas en même temps.
- Pourboire. Le service est compris dans les prix ; lisez notre guide du pourboire en France.
- Brunch. Le week-end, voyez notre sélection de brunchs à Paris.
Végétariens et régimes particuliers
La cuisine parisienne classique repose sur la viande, mais la situation s'améliore. Quelques réflexes :
- Dites-le clairement : « Je suis végétarien(ne) » ne suffit pas toujours, car lardons et bouillon de viande se cachent dans beaucoup de plats. Demandez : « Est-ce qu'il y a de la viande, du lard ou du bouillon de viande dedans ? »
- Plats souvent végétariens : plateau de fromages, salade de chèvre chaud, omelette, galette au fromage et aux champignons, falafel, tarte Tatin et tous les desserts de ce guide (sauf mention contraire).
- Plats à vérifier : la soupe à l'oignon (bouillon de bœuf), les salades composées (lardons) et les frites (parfois cuites dans de la graisse animale).
- Allergies : un restaurant doit pouvoir vous indiquer, sur demande, les allergènes présents dans chaque plat.
- Vegan : les viennoiseries contiennent du beurre et des œufs ; privilégiez les restaurants et pâtisseries spécialisés dans le végétal.
Pour aller plus loin
Pour trouver les meilleures baguettes et viennoiseries, lisez notre guide des meilleures boulangeries de Paris ; pour une pause café, les meilleurs cafés de Paris ; pour éviter les additions gonflées, les pièges à touristes dans les restaurants ; pour préparer votre budget, Combien coûte vraiment Paris.



